A découvrir

Quelques sites à visiter

A découvrir

Plusieurs sites, souvent chargés d'histoire, méritent un détour...

à Natzwiller

L'ancien camp de concentration du Struthof était l'unique camp de déportés en France durant la seconde guerre mondiale.

A l'entrée de ce camp, on peut également visiter depuis début novembre 2005 le musée européen du déporté résistant dans le système concentrationnaire nazi.

On n'aura sans doute jamais autant utilisé le mot « mémoire » qu'en ces temps présents. Dans la mémoire de celles et ceux qui y ont « séjournés » et qui y ont survécus, le mot Struthof prend une dimension hors du commun. Il n'y a pas de mots pour exprimer l'horreur absolue. L'imagination fléchit lorsque l'on cherche à évoquer ce que vécurent là ces hommes et ces femmes. Le travail, les coups, la faim, le froid, l'absence d'espoir, l'impossible retour, la seule perspective d'évasion étant celle promise par la fumée des fours crématoires : le camp du Struthof, c'était l'enfer sur terre. On y découvrait ce que la folie meurtrière de l'homme pouvait concevoir de plus monstrueux.

Dès septembre 1940, la SS sélectionne le terrain pour le seul camp de concentration installé en territoire français, près de Natzwiller, à 50 km de Strasbourg. L'ouverture du camp eut lieu le 1er mai 1941. Celui-ci fut agrandi en 1943, muni d'une chambre à gaz et d'un nouveau crématoire répondant aux besoins accrus du camp. De 1941 à 1945, l'effectif total était de 45000 détenus. De nombreuses personnes furent fusillées ou pendues. A partir du mois d'août 1943, on y exterminait régulièrement des groupes de femmes et d'hommes. Ces exécutions étaient pour la plupart clandestines et prirent un rythme diabolique vers la fin de l'existence du camp. Généralement ces personnes furent spécialement amenées au camp pour leur extermination. Elles disparurent sans laisser de traces administratives.

Le camp, après évacuation de tous les détenus (début septembre 1944) fut occupé par les Alliés le 22 novembre 1944. Le nombre des morts a été de l'ordre de 25.000 !

Pour se souvenir, un Mémorial de la Déportation a été réalisé sur le site. Les travaux, débutés en mai 1957, ont été achevés en décembre 1959. Ce monument de forme hélicoïdale est composé d'un cylindre ouvert sur le tiers de sa base (rayon intérieur 5,15 m ; rayon extérieur 8,95 m ; épaisseur du mur 2,80 m ; largeur de la base 35 m ; hauteur totale 40,50 m).

Au bas de la sculpture ou s'y trouve incrustée l'empreinte d'un déporté qui plane et continuera à planer sur le camp, le texte suivant est gravé en lettres de 50 cm de hauteur : « Aux héros et martyrs de la déportation. La France reconnaissante ». Le Mémorial fut inauguré le 23 juillet 1960 par le Général de Gaulle.

Jacques Chirac, Président de la République Française, a inauguré le 3 novembre 2005 le Centre européen du résistant déporté dans le système concentrationnaire nazi, construit à l'entrée du camp, en présence notamment de Mme Simone Veil et de nombreux anciens déportés.

à Wildersbach

Le col de la Perheux, avec à proximité la ferme auberge de la Perheux où la famille Höffgen accueille promeneurs et visiteurs avec le sourire.

Le projet d'installation d'un agriculteur à Wildersbach est devenu réalité. Avec la venue de la famille Höffgen, l'ancienne ferme de la Perheux est à nouveau occupée.

Tout a commencé avec le projet paysager communal adopté en 1992 dans le cadre de la politique intercommunale menée par le District Haute-Bruche devenu depuis Communauté de communes. Après la réalisation de plusieurs actions grâce à la création de l'association foncière pastorale « Le Wildbach » (rénover et entretenir le fond de vallon qui se trouve au centre du village, défricher et trouver une solution d'entretien sur certains secteurs intra-villageois) il restait aux élus locaux la nécessité de trouver au plus tôt une solution pour pérenniser la mise en valeur des grands pâturages entourant le village, notamment les secteurs les plus stratégiques.

Unanimes pour privilégier une solution agricole et rurale dans le cadre d'une démarche de développement local durable afin de permettre l'entretien et la gestion de plus de 100 hectares de terrains, les élus de Wildersbach ont su profiter de l'opportunité présentée pour racheter l'ancienne ferme située à proximité du col de la Perheux. L'attribution de subventions importantes du Conseil Général du Bas-Rhin et du District Haute-Bruche a permis la concrétisation de cette opération immobilière, qui permet en outre à la commune d'étoffer son patrimoine. Wolfgang Höffgen, candidat pour installer son exploitation à Wildersbach, présentait visiblement les qualités et le profil de l'exploitant recherché par la commune pour l'entretien de ses grands espaces. Son projet obtint donc tout naturellement l'aval des élus.

Dans le cadre de cette nouvelle installation agricole, la Communauté de communes Haute-Bruche a accepté de prendre en charge la construction d'un premier bâtiment agricole qui s'avérait indispensable pour la bonne marche de la future activité de M. Höffgen, puis en 2004 d'un second bâtiment, la commune s'engageant à assurer la viabilité du terrain, là encore tout en bénéficiant d'aides importantes.

Après le recaptage de source réalisé sur place destiné à alimenter la réserve installée pour assurer la sécurité incendie des lieux, plusieurs chantiers se sont succédés : construction du nouveau bâtiment, pose d'un nouveau transformateur, mise en souterrain d'une ligne électrique depuis ce même transformateur, enfouissement de la ligne téléphonique et prolongation de la conduite d'eau communale jusqu'à la ferme avec mise en place d'un surpresseur.

Après avoir eu un contact direct avec la population lors d'une réunion publique d'information et de présentation, les époux Wolfgang et Nicole Höffgen accompagnés de leurs deux enfants Nora et Jules, se sont installés à la Perheux fin juillet 2000.

Initiateurs du marché des producteurs du Château des Rohan à Strasbourg et présentant le profil de l'exploitant recherché par la commune, Wolfgang et Nicole Höffgen ont décidé de relever le défi de s'installer à Wildersbach pour réhabiliter progressivement les prairies du Col de la Perheux, notamment avec l'aide de brebis débroussailleuses très rustiques. A titre personnel, leur investissement financier pour le matériel nécessaire à l'exploitation et le bétail est loin d'être négligeable puisqu'il avoisine le million de francs. A terme, ils comptent élever une cinquantaine de bêtes, vaches, veaux, brebis et chèvres adaptées au biotope de montagne.

Au hasard de leur ballade, les promeneurs et amoureux de la nature qui montent se dégourdir les jambes à la Perheux tout en prenant un bon bol d'air pur (stationnement des véhicules conseillé avant la montée au Col) peuvent faire une petite halte chez la famille Höffgen, histoire de se restaurer dans le local "ferme-auberge" annexé à l'habitation : ils seront les bienvenus à la ferme !

Les sculptures de Martine CASSAR à la poterie "A fleur de terre"

L’ancienne colonie de vacances située sur les hauteurs de Wildersbach a retrouvé une nouvelle jeunesse grâce à la formidable réhabilitation dont elle a fait l’objet par les familles Cassar et Bauer. Elles en ont fait l’acquisition pour s’y installer et développer la principale activité de Martine Cassar, sculpteur céramiste, auparavant installée dans les Vosges. Une artiste à fleur de terre, à découvrir.

C'est un jardin extrordinaire...

Son univers ? un monde imaginaire peuplé de personnages mi-fées, mi-lutins qui cohabitent harmonieusement avec les animaux et les végétaux. Des journées portes ouvertes sont organisées pour permettre au public de visiter les lieux tout en lui offrant la possibilité d’acquérir ou de passer commande de sculptures, et de participer activement à un atelier de créations. De nombreux curieux y font le déplacement, découvrant à loisir les œuvres de l’artiste, arpentant l’espace jardin où se côtoient au gré des allées poules et renards, crocodile et poissons, écureuils et bien d’autres espèces plus vraies que nature : un « jardin extraordinaire » digne de la chanson de Charles Trénet.

Pour le composer ? Il suffit d’un peu d’imagination... et de cela Martine Cassar, d’une sensibilité « à fleur de terre », ne manque pas.

Locaux ouverts tous les jours de 14 h à 19 h, fermés le dimanche. Jardin de sculptures ouvert tous les jours de 14 h à 19 h, fermé le lundi et le mercredi.

Contact :

Martine Cassar 129 rue du Belzy 67130 WILDERSBACH

Tél : 03 88 97 71 26

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